CONSTAT DÉSABUSÉ L'insurrection, ayant atteint son paroxysme dans la troisième semaine de mai, s'apaise début juin. Au grand soulagement de Rose qui, à présent, suit assidument l'actualité. Des années plus tard, quand mai 68 sera devenu mythique, elle...
Lire la suiteVISITE D’AMIR Conséquence immédiate du retour à la normale : Amir annonce son arrivée pour le week-end suivant. — J'ai un train qui me dépose aux Guillemins* vendredi, à 22 h 38. Tu pourras venir me chercher ? — Bien sûr, se réjouit Rose. L'ennui, ajoute-t-elle...
Lire la suitePETIT RESTO EN TÊTE À TÊTE Trois jours plus tard, à dix-huit heures tapantes, Rose, laissant ses fils aux bon soins de "Dida", embarque donc dans la 4L pour une petite virée "en ville". Ce face-à-face lui en rappelle un autre, qu'en dépit des années elle...
Lire la suiteVISITE D’AMIR (SUITE) Lorsque Amir descend du train, ils l'attendent sur le quai. Ce qui le met mal à l'aise, mais il n'en laisse rien paraître. — Je ne pensais pas que tu serais là, se contente-t-il de remarquer, en repoussant Rose pendue à son cou....
Lire la suiteMATIN DE PRINTEMPS Au chant du coq, selon son habitude, Rose ouvre les yeux. Puis elle se tourne vers l'oreiller voisin, et sourit à l'homme endormi à ses côtés. Cette nuit, ils se sont aimés sous les multiples yeux des images pieuses, et en y repensant,...
Lire la suiteENFIN ! Après-midi sinistre, en dépit du beau temps et des efforts d'Ida pour détendre d'atmosphère. Comme par un fait exprès, Grégoire et Olivier accumulent les bêtises. Rose tempête, se fâche, les gamins récidivent, si bien que vers huit heures : —...
Lire la suiteADIEUX — Alors, il est comment, cet appartement ? s'enquiert la tante Ida sitôt que Rose raccroche. — Un trois pièces, rue de la Goutte d'or, à Aubervilliers. — Ah ? Pas à Paris ? — Juste à côté : dès qu'on franchit le périphérique, les loyers sont moitié...
Lire la suite103 RUE DE LA GOUTTE D’OR — Nous voilà chez nous, dit Amir. Ce n'est pas Byzance, mais je n'ai rien de mieux à te proposer. Ce n'est pas Byzance, en effet. Le Petit bal d'Aubervilliers de tante Ida laissait supposer un endroit charmant, genre guinguette...
Lire la suiteLES PORTES DE L’ENFER Un quartier, quel qu'il soit, mérite qu'on l'explore. Une semaine après son installation, Rose a déjà repéré tous les commerces, inscrit son fils aîné à l'école maternelle pour la rentrée prochaine, et comptabilisé les "agréments"...
Lire la suiteMADAME IRÈNE Et puis, il y a madame Irène, la patronne du troquet d'en face : Aux bons amis. Un soir, en rentrant de promenade, Grégoire se plante devant la pub qui garnit la devanture, en réclamant : — Ze veux une glace. — On ne dit pas "je veux", répond...
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