Épisode 5
Résumé des chapitres précédent : Zoé a le cœur qui bat et les mains moites, tandis qu’elle travaille pour son propre compte, en compagnie de Modeste Legicleur.
« C’est bien joli, l’amour, mais ça ne doit pas nous faire oublier notre enquête », se morigénait Zoé sur le chemin de la banque.
Elle trouva sa collègue, Aurore Audoigtdefée, complètement débordée.
— Tu veux un coup de main ?
— Va te faire foutre !
— Dis donc, tu pourrais être polie !
— On va être remplacée par des trayeuses élecriques, figure-toi. Alors, tes petites remarques, j’en ai rien à secouer !
Estomaquée par cette nouvelle, Zoé se rua dans le bureau directorial.
— Qu’est-ce qui vous prend, patron ? Pourquoi cet accès de modernisme inempestif ?
— Hélas, ma pauvre fille, nous sommes au bord de la faillite. Si dans quarante-huit heures, nous n’avons pas récupéré les deux mille tonnes de sperme manquantes, c’est la banqueroute. Seule la technologie de pointe peut nous sauver. Une trayeuse a un rendement cinquante fois supérieur à celui d’une simple manutentionnaire...
Le regard bleu de Zoé le transperça de part en part.
— Faites-moi confiance, patron. Dans quarante-huit heures, vous aurez vos deux mille tonnes là, sur ce bureau !
(à suivre)