Fais pas ta Marilou !
J’avais une cousine dont le mauvais caractère était proverbial. Au point que, chez nous, « Fais pas ta Marilou ! » s’employait couramment — à son insu, bien sûr, ainsi qu’à celui de sa famille.
Un jour, au cours d’un repas, le nouveau copain de ma fille, croyant qu’il s’agissait d’une expression toute faite, lance étourdiment à l’un des convives qui râlait sans cesse :
— Allez, François, arrête de faire ta Marilou !
Dans le silence gêné qui suit, François se lève de table et sort de la pièce en claquant la porte. Forcément : Marilou, c’est sa mère...
— Eh bien, il a de qui tenir, remarque le responsable du malaise, après qu’on lui ait expliqué sa bourde.