Attention, un illustrateur peut en cacher un autre !
L’année suivante, à la demande de l’éditrice, j’écris La poupée aux yeux vivants spécialement pour François Roca. Il excelle dans les clair-obscur, les ambiances étranges, les plans vertigineux ; l’intrigue en regorge. Bref, je lui mitonne un récit sur mesure, dont je visualise d’avance le résultat.
Manque de bol, l’éditrice, en établissant son planning, ne s’est pas assurée qu’il était libre. Or, il a une série d’albums en chantier ; six mois de boulot, au bas mot... Qu’à cela ne tienne ! Le livre paraîtra à la date prévue. Sans que j’en soie informée, l’illustration est confiée à une débutante dont c’est le premier travail, et qui ne maîtrise ni le dessin, ni la couleur, ni la perspective. Résultat : un flop monstrueux.
En découvrant le carnage, j’en ai chialé.