• ZOÉ BORBORYGME

    Episode 82

              Résumé des chapitres précédents : En suivant l’homme à la bite verdâtre, Zoé a-t-elle découvert le repaire de l’assassin de Dora Drelin, la diva découpée en morceaux ?

            

             Zoé attendit que les deux hommes soient endormis avant de s’éclipser sur la pointe des pieds. Son but : explorer la maison de fond en comble. Pour y trouver quoi ? Des preuve de la culpabilité de Branquenstein, pardi ! Car si son intuition était exacte, cette découverte allait faire un sacré raffût à la PJ, où l’enquête piétinait depuis des années...

             A pas de loup, elle traversa la salle à manger et la cuisine — dans lesquelles elle fureta vaguement, sans rien y repérer de suspect  — puis gagna le sous-sol par un escalier dérobé.

             — Brrr, qu’est-ce qu’il fait noir !

             À tâton, elle chercha le commutateur.

             — Ah !

             La lumière jaillit, si éblouissante que Zoé ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, ce fut pour constater qu’elle se trouvait dans un laboratoire, flanqué d’une salle d’opération à l’équipement ultra-moderne. Les murs et le sol, carrelés de blanc, la firent frissonner. Elle les imaginait éclaboussés de sang...

             La nausée, à nouveau, lui comprima la glotte.

               Du calme, se morigéna-t-elle. Au lieu de te projeter des films gores, tu ferais mieux de chercher des indices !

             Prenant son courage à deux mains, elle entreprit de fouiner parmi les cornues, alambics, instruments chromés, microscopes, tubes à essai, réserves de pansements et de médicaments qui encombraient la pièce... En vain. Il n’y avait rien ici qui évoquât de près ou de loin une quelconque activité criminelle. La femme de ménage était passée par là.

             — Dans ce bureau, peut-être ?

             Notre héroïne inspectait les tiroirs quand une voix grinçante s’éleva derrière elle :

             — Ne vous gênez pas, surtout !

             Elle se retourna d’un bloc. Branquenstein, en liquette et le flingue à la main, se tenait debout dans l’embrasure de la porte.

                                                                                                                                    (A suivre)

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 18 Octobre 2012 à 08:56
    Benoît Barvin
    " Branquenstein, en liquette et le flingue à la main"... Brrr, la vision d'horreur...
    2
    Jeudi 18 Octobre 2012 à 14:06
    Castor tillon
    Ce docteur ne dort que d'un oeil, comme le bébé de Mélaka chez Laurel. Si l'autre Dora moitié, on est cuits.
    3
    Jeudi 18 Octobre 2012 à 14:40
    Castor tillon
    Je ne parlais pas de l'oeil, mais de celui qui Dora côté.
    4
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:41
    gudule
    @Benoît : Chacun ses goûts, hein ! Moi, je trouve ça assez glamour...
    @ Castor : que veux-tu que je répond à ces a-Dora-bles jeux de mots ?
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