• ZOÉ BORBORYGME

     

    Episode 89

            Résumé des chapitres précédents : La semence de Chouchou (enfin, d’Aladdin) est en route pour le Qatar, à bord d’un cargo de la marine marchande. Le harem d’Ibn-el-Zarzour va-t-il donner naissance à des extraterrestres ?

     

             Force fut à Zoé d’expliquer toute l’affaire à Branquenstein. L’incrédulité de ce dernier s’étant dissipée au fil du récit, ils en vinrent à cette imparable conclusion : il fallait faire quelque chose.

              Oui mais quoi ?

             — Je ne peux quand même pas réitérer le coup de la bombe, dit Zoé. D’autant que si le sperme se répand dans la mer, il fécondera à nouveau les poissonnes (méditerranéennes, cette fois) et tout sera à recommencer. Mieux vaut laisser le cargo arriver à bon port et intervenir directement sur place.

             — J’admire votre esprit de synthèse, ma chère, approuva Branquenstein. C’est assez rare, chez une femme.

             Les traits de Zoé se crispèrent. Elle avait ce genre de remarque en horreur. 

             — Et la paire de baffes, c’est rare aussi ? répliqua-t-elle.

             D’un haussement d’épaules, le chirurgien éluda la question. Lui détestait les féministes exacerbées.

             — Personne n’est parfait, marmonna-t-il entre ses dents. Quand partons-nous ?

             — Qui ça, « nous » ?

             — Ben... vous, Chouchou et moi. Vous ne pensez quand même pas que je vais me tourner les pouces pendant que les petits hommes verts envahissent ma planète ?

             C’était le bon sens même.

             — Euh... pensez-vous que Chouchou soit bien indispensable ? objecta néanmoins Zoé.

             — Vous le laisseriez ici sans surveillance, obsédé comme il est ? Au risque qu’il se reproduise en notre absence ?

             — Non, évidemment, mais... 

             — Alors, laissez-moi faire. Je réserve trois places sur le prochain vol pour Doha, et une fois sur place, nous aviserons.

                                                                                                                                (A suivre)

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Novembre 2012 à 08:37
    Benoît Barvin
    Aaah, Doha... Et sa plage au sable infini aux délicieuses croûtes de pétrole, ses femmes voilées qui fument le cigare en cachette, ses courses de chameaux drivés évidemment par des Belles-Mères, ses travailleurs clandestins qu'on laisse rôtir dans le sable, la tête à l'extérieur, juste parce qu'on y adore "Angélique et le Sultan"... Décidément, Zoé me rend tout chose et exacerbe ma nostalgie...
    2
    Samedi 10 Novembre 2012 à 03:44
    Castor tillon
    En fait, seul le bras de Chouchou présente un quelconque intérêt. Pourquoi ne pas couper le reste, et le laisser à la maison ?
    3
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:41
    gudule
    Wahou, Benoît, c'est beau ce que tu as écrit là. Je ne sais pas d'où tu tiens tes informations, mais j'ai foutrement envie de t'en emprunter quelques-unes, pour les épisodes suivants. Les femmes voilées qui fument le cigare en cachette (et pourquoi pas la pipe ?), j'adore !
    4
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:41
    gudule
    Quel intérêt de se charger d'un bras mort ? Accroché à Chouchou, au moins, il est VIVANT !
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