• ZOÉ BORBORYGME

    Episode 91

              Résumé des chapitres précédents : Zoé retraverse le bois de Boulogne en sens inverse, pour aller préparer ses bagages.

     

             Tout en louvoyant entre les travailleuses et leurs clients — debout, assis, accroupis, voire allongés dans les fougères —, en enjambant des corps tordus par le plaisir, en contournant des couples frénétiques et des groupes emberlificotés, Zoé parvint à l’orée du bois. Mise en appétit par ce parcours d’obstacles, elle fit un petit crochet par le Georges V, histoire d’embrasser Asia Li-Li avant de rentrer chez elle. Puis s’occupa de son visa.

             A vingt heures tapantes, un taxi la déposait devant l’aéroport.

             Le voyage fut sans histoire. Chouchou avait emporté son catalogue et ne leva pas le nez jusqu’à destination. Zoé somnolait. Le docteur Branquenstein manucurait les doigts de Dora.  Ni attaque terroriste, ni détournement ne troublèrent la tranquillité des passagers. L’atterissange à Doha fut salué, selon la coutume en vigueur, par des applaudissements.

             Des taxis attendaient devant l’aéroport.

             — Au port ! dit Branquenstein, en s’engouffrant dans l’un d’eux, suivi de ses compagnons.

             — On va faire quoi ? s’enquit Zoé, tandis qu’ils sillonnaient à tombeau ouvert les rues de la capitale.

             Le résurrectologue lui décocha un regard las.

             — Se renseigner du jour et de l’heure d’arrivée du cargo qui transporte les conteneurs, évidemment ! Comment peut-on poser une question aussi stupide ?

             La commanderie du port leur ayant répondu « après-demain soir », ils s’accordèrent deux jours pour visiter la ville. (Ne comptez pas sur moi pour vous la décrire, je ne la connai pas. Mais si vous allez sur Wikipedia, votre curiosité sera amplement satisfaite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Doha)

                                                                                                                             (À suivre)


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  • Commentaires

    1
    Lundi 5 Novembre 2012 à 08:12
    Benoît Barvin
    De la pub gratuite pour Wikipedia... Je ne vous aurais jamais cru capable d'une telle tangente, Chère Soeur! Et aucune "vraie" description du Bois... Hum, faut dire que vous en avez fait votre "ordinaire" il y a quelques années, me trompé-je? (en virtuel, évidemment, hein... Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit!)
    2
    Lundi 5 Novembre 2012 à 14:36
    Tororo
    J'ai compris! Cette entrée de wikipédia sur le Qatar, c'est du pur Gudule. C'est toi qui l'as écrite, hein?
    3
    Mardi 6 Novembre 2012 à 10:43
    Tororo
    J'ai particulièrement apprécié les références subtiles à la géniale aventure de Benoit Brisefer, "Les Taxis Rouges". Nos héros prendront-ils de vitesse le complot des taxis pour s'emparer du Qatar?...
    4
    Lundi 12 Novembre 2012 à 04:40
    Castor tillon
    Je refuse d'aller au Qatar par Wiki interposé. J'attends une description gudulesque et inspirée.
    5
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:40
    gudule
    Monsieur Barvin, vous êtes une mauvaise langue (décidément, vous avez tout les vices... ce qui est à votre honneur !) Primo, je ne connais les turpides du bois de Boulogne que par ouï-dire (ou plutôt ouï-écrire, mais ça sonne un peu drôle), et deuzio, je ne fais pas de la pub pour Wikipedia, je donne mes sources, point barre. Je rends service à mes lecteurs. Merci qui ?
    6
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:40
    gudule
    Oh, crotte, j'ai écrit "turpides" au lieu de "turpitudes". Remarque, ça sonne pas mal non plus.
    7
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:40
    gudule
    Ah ah ah ah ! Repérée !
    8
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:40
    gudule
    Vous le saurez dans les prochains épisodes de notre grand feuilleton, tatatam !
    9
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:40
    gudule
    Ben voui, mais pour ça, faudrait que j'y eusse été, ce qui n'est pas le cas. Mais t'es pas obligé de lire la description de Wikipédia. Moi, ce que j'en disais, c'était pour rendre service.
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