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                                       La chambre de l'ange

     

             «  Nos actes nous suivent ».

             Lorsque tante Irma m’asséna cet aphorisme en pleine tronche, elle ignorait que les mois à venir lui donneraient raison, en agrémentant mon jeune corps d’un petit ventre rond dont l’égoïsme de mes parents — plus encore que ma soif d’aventure — était directement responsable.

                      Je vous explique :

             Comme je le raconte dans mon roman La chambre de l’ange, (paru en 2011 aux éditions Nathan), j’avais une cousine, Françoise, que j’adorais. Bien  que nos familles ne soient pas très liées, je rêvais qu’elle vienne habiter chez nous,  pour me donner l’illusion d’avoir une sœur aînée. Mais il fallait trouver une bonne raison

             Cette raison se présenta en 1964, à la mort de sa mère avec qui elle vivait depuis le divorce de ses parents.  

             Après l’enterrement, son père vint trouver le mien.

             — J’ai un service à te demander, lui expliqua-t-il. Pourrais-tu héberger ma fille pendant un mois ou deux ? Je  lui ai proposé de m’accompagner aux Etats-Unis où je m’installe avec ma nouvelle femme, mais elle ne veut rien entendre. Ce serait trahir sa mère, prétend-elle. Et puis, il y a autre chose : elle a un amoureux qu’elle ne veut pas quitter. Imagine le choc pour la pauvre petite : le deuil, d’abord, puis l’éloignement d’avec son chéri. Si tu pouvais lui épargner cette épreuve… Chez toi, elle retrouverait un foyer chaleureux et tendre,  sans rupture avec son passé, ses amis, son milieu scolaire. Il va sans dire que tous les frais seraient à ma charge !

             Voilà qui ne faisait pas l’affaire de mes parents. Une adolescente à problèmes leur pourrissait déjà suffisamment la vie, ils n’avaient nulle envie de s’encombrer d’une autre.

             En dépit de nos supplications, la sentence demeura donc sans appel : ma cousine quitterait la Belgique comme prévu — et ce, bien que j’aie « déménagé » au grenier après lui avoir solennellement remis la clé de ma chambre.

             — Elle a une très mauvaise influence sur toi, m’asséna maman, tandis que je pleurais à chaudes larmes. Sa mère lui laissait trop de liberté ; imagine qu’elle veuille sortir le soir ou, pire, qu’elle se conduise mal ? Qu’elle nous ramène un polichinelle dans le tiroir, par exemple ? Dans quel embarras serions- nous, grands dieux !

             Or, le polichinelle, ce fut moi qui le leur ramenai. Et depuis ce temps-là, une conviction me taraude : si, surmontant leurs préjugés, papa et maman  avaient accueilli ma cousine, rien de tout cela ne serait arrivé. Car l’influence de Françoise m’eût épargné « la pente fatale ». Habituée depuis toujours à se prendre en charge, et jouissant, de ce fait, d’une confiance maternelle dont elle était très fière, elle avait, comme on dit, du plomb dans la cervelle. Sous sa houlette,  jamais je n’aurais cédé à mon vieux relieur. Elle m’aurait présenté des garçons de mon âge, mode d’emploi à l’appui, ce qui m’eut épargné, à dix-sept ans à peine, une grossesse illicite —mais également un immense bonheur. Car si nos actes nous suivent, ils nous précèdent aussi, parfois. Ainsi,  la naissance de Frédéric, en m’arrachant au fastidieux présent, me propulsa-t-elle, à la suite de mon merveilleux petit bonhomme, vers un avenir radieux.

              


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                                        Paternité

     

             Les consignes étaient claires : pas question que quiconque, dans notre entourage,  soupçonnât l’origine des enfants de Mondeva. C’est qu’il avait sa dignité, notre Shabazz ! Guinevra et Siegfrid étaient ses gosses à lui, point barre. S’il ne les avait pas conçus avec l’engin idoine — laissant ce soin à l’ignoble Baffrelard, plus doué que lui en discipline reproductive —, il en avait fait ses héritiers moraux, répandant sur leurs berceaux, telle une fée médiévale, les mille et un talents dont il était pourvu. Mais ces attributions avaient un prix : Guinevra serait musicienne, et Siegfrid, plasticien ou designer. De plus, ils l’appelleraient papa ( ce qui ne semblait guère leur déplaire).

             Mais le problème, quand on ment, c’est qu’on s’emmêle facilement les pinceaux, surtout si plusieurs personnes sont dans la confidence. C’ était le cas, en ce qui me concernait du moins. D’autant que cette histoire de paternité en tracassait plus d’un(e), sur notre lieu de travail, et les questions allaient bon train. Homosexualité, divorce, identités fantaisistes, informations contradictoires formaient un amalgame qui rendait peu crédible la fable familiale concoctée par le faux père en mal de reconnaissance. Et ce qui devait arriver arriva : pressée de toute part, je finis par vendre la mèche.

             — Mais enfin, ces enfants, ce sont les siens ou pas ? m’interrogea Kate en pleine réunion.

             Je rougis, bafouillai :

             — Euh… oui, oui… Bien sûr ! Il te l’a dit, non ?

             — Et toi, il t’a dit quoi ?

             — Ben… pareil.

             — T’es sûre ?

             —Ou… oui…

             Ma réponse ne dut pas être convaincante car , un quart d’heure plus tard, Shabazz me tombait dessus au détour d’un couloir.

             — Qu’as-tu encore été raconter comme connerie ? Tout le bureau est au courant de mes histoires, et je passe pour quoi, moi ?

             J’aurais pu lui répondre tout à trac : « pour un menteur et tu ne l’as pas volé », mais le voir dépossédé par la vox populi de ceux qu’il aimait le plus au monde me fendit le cœur, aussi laissai-je passer l’orage, jusqu’au jour où il m’annonça :

             —Dorénavant, à la demande de Mondeva, les gosses m’appelleront « parrain ».

             — Allons bon ? Pourquoi ?

             — Elle vient d’épouser Baffrelard et n’a aucune envie de leur embrouiller la tête.  

     

             Ce jour-là, j’ai béni l’administration


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                               La belle et la bête

     

             C'était comme ça que Shabazz le surnommait : «  L’ignoble Baffrelard ». Alors, moi, ça me faisait des images dans la tête, forcément ! J’imaginais un être parfaitement répugnant, genre extraterrestre visqueux, à mi-chemin entre le phacochère et le glaviot, voyez ? Un baffrelard, quoi ! Et qui plus était, ignoble !

     Difficile de croire que la Mondeva déifiée par  les photos, les tableaux et les poèmes de Shabazz (son ex-mari, qui n’avait jamais aimé qu’elle) ; difficile de croire, dis-je, que l’élégante Mondeva, déesse shabazzienne par excellence, ait pu s’amouracher d’une telle atrocité.

             Bref, cette affaire-là me turlupinait. Il fallait vraiment que je l’examine de près !

             Un dimanche matin, je me pointe donc chez la belle et la bête, sous le fallacieux prétexte d’un p’tit café dominical (j’apportais les croissants, quand même !). Et qu’y trouvé-je, outre la dame en question, coquettement parée de fringues de grandes marques ? Un pépère en pantoufles, plongé dans son journal, avec ce bon sourire des barbus grisonnants qui accusent sans complexe un début de cinquantaine. C’était  donc  ça, un ignoble baffrelard ? Juste ça ? Foutre ! J’en restai subjuguée.

             — Toi et tes conneries ! reproché-je à Shabazz, au terme de  l’édifiant constat. A force de délirer, tu finirais par nous faire prendre ta vessie pour une lanterne ! L’« ignoble Baffrelard », c’est quelqu’un de bien, je t’assure ! D’ailleurs, comment peux-tu imaginer que Mondeva, après t’avoir aimé pendant quinze ans, te remplace, toi, l’artiste qu’elle admire tant, par une bestiole sans envergure ?

             Cet argument porta. L’égo frétillant, mon Shabazz retrouva son sourire, et l’ignoble Baffrelard fut renommé officiellement : «  Rival ultime  », (ce qui a quand même plus de classe, je trouve).

     

             Depuis, ils sont devenus potes ; d’où l’importance d’appeler un chat un chat, un baffrelard un baffrelard et surtout, mes amis, retenez bien ceci : un rival un rival !

     

     

    Quelques solitudes retrouvées par hasard... du coup, on a une petite semaine de textes assurée. Youpi.

    Dit le Castor.

            


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    Mais avant, un petit mot de Castor tillon :

         Les grands moments de solitude tome 2, c'est fini, snif. Le tapuscrit définitif sera bientôt envoyé à Philippe Ward de Rivière Blanche. Il a pris énormément de retard (pas Philippe, le tapuscrit) par ma faute, d'abord, ma très grande faute. Manque d'énergie, un chouïa, après la mort de ma princesse fin mai. Je crois que Gudule aurait eu le temps d'écrire quatre tomes et d'aller payer une tournée au Roc Café avant que j'aie eu celui d'en corriger un. Ajoutons à cela qu'on avait envoyé la mouture définitive à l'éditeur, puis qu'elle s'est remise à écrire (Gudule, pas la mouture, hein, suivez, un peu) d'autres solitudes plusieurs mois plus tard. Malade ou pas, fatiguée ou pas, elle ne s'avouait pas vaincue facilement, et je suis rempli d'une immense admiration pour ma petite bonne femme pétrie d'humour, d'amour et de courage. Malheureusement, ces épisodes surnuméraires se sont retrouvés disséminés dans d'anciens brouillons Word, dotés de numéros fantaisistes, et ça s'est avéré un peu compliqué à retrouver, puis à synchroniser. Encore aujourd'hui, je suis en train de fouiner, comparer les différentes versions des nombreux fichiers, informatiques et blog, (quelquefois, les titres des histoires ont changé) pour les deux tomes, afin de m'assurer qu'aucun texte n'a été oublié, ou ne sera publié en double.
         Bref, le Castor, il a plané un peu, hein, sur ce coup-là. Pour ne pas dire planté. On peut vraiment rien lui demander.

         Allez, pour l'heure, je vous remets en point d'orgue ce petit conte de notre héroïne (houlà, amphets, je veux dire en fait, faut faire attention à ce qu'on écrit, par les temps qui courent, j'espère que les stups vont pas me tomber sur le râble). Spéciale dédicace à l'auteur-éditeur José Jover qui est à l'origine du scénario de cette histoire.
    Après avoir lu, n'oubliez pas de cliquer sur le lien en bas du texte, il vous ouvrira les commentaires émis en décembre 2014. Ces coms contiennent d'autres liens qui vous mèneront à une nouvelle de Gudule parue dans le recueil "Mon album de l'immigration en France", et illustrée par José Jover.

    Bises.

         Y a Castor chez O'Whiskey (ceci est ma signature, et pas une invitation à se pinter au sky. Non mais).

     

                                      Monsieur Felipe

     

             La première chose que j'ai vue, en sortant du coma, c'est le plafond. Un plafond tout blanc, avec de minuscules traces noires. Des chiures de mouches, probablement. En tout cas, c'est ce que j'ai pensé avant de refermer les yeux, parce que la lumière me donnait la migraine.

     

             J'ai dû pousser un gémissement car une bonne grosse voix a demandé :

             — Ça va, petit ?

     

             Je n'ai pas répondu. Le souvenir de l'accident me remplissait le crâne d'une onde de choc rouge.

             — Infirmière ! a appelé la voix. Venez vite, il est réveillé !

     

             Il y a eu du va-et-vient autour de moi, mais je n'ai pas rouvert les yeux. Mon corps n'était plus qu'une masse inerte. Mes bras, mes jambes, ne m'obéissaient plus. D'ailleurs, je n'essayais pas de les faire fonctionner. Trop dur, trop fatigant...

     

             Le temps a passé. Une heure, un jour, une semaine ? Je n'en sais rien. Quand j'ai repris à nouveau conscience, je l'ai vu, de dos. Un papy en pyjama. Il se tenait face à la fenêtre et regardait dehors.

     

             — Où sont mes parents ? j'ai soufflé.

             Il ne s'est pas retourné.

             — Il y a du soleil, a-t-il répondu simplement.

     

             Mes parents n'avaient pas survécu à l'accident, mais ça, je ne l'ai appris que plus tard.

     

             Comme j'avais le cou dans le plâtre, je ne pouvais tourner la tête ni à droite ni à gauche. Dans mon angle de vue, il n'y avait que le mur tout blanc avec la fenêtre et le vieux devant.

     

             Toujours le vieux devant.

     

             En fait, c'était mon voisin de chambre. Il s'appelait Felipe. 

             — Restez dans votre lit, monsieur Felipe ! lui répétait sans cesse l'infirmière.

             Mais, lui, préférait la fenêtre.

     

             — En bas, il y a une place avec des arbres, une fontaine, et des enfants qui jouent au ballon, disait-il. Une dame est assise sur un banc. Elle lit. À ses pieds, deux pigeons picorent ...

             Et moi, j'imaginais la place, les enfants, la dame, les pigeons, et ça me faisait chaud au cœur tellement c'était joli.

             — Dépêche-toi de guérir, pour les voir en vrai ! ajoutait monsieur Felipe.

     

             — Derrière la place, il y a des maisons, disait-il encore. De belles maisons avec des jardins. Dans l'un d'eux, j'aperçois une table et un petit garçon qui goûte. Il a du chocolat tout autour de la bouche.

             Et moi, j'imaginais le petit garçon dans le jardin, et j'avais envie de partager son goûter.

             — Dépêche-toi de guérir pour aller le retrouver, me conseillait monsieur Felipe.

     

             — Derrière le pâté de maison, il y a la plage, disait-il encore. Une petite fille y court avec un gros chien blanc. Elle a les pieds nus et de grandes nattes qui volent dans le vent.

             Et moi, j'imaginais la petite fille au chien, et j'avais envie de courir, comme elle, sur le sable.

             — Dépêche-toi de guérir, pour lui tirer les nattes, riait monsieur Felipe.

     

             — Derrière la plage, il y a la mer, disait-il encore. Et des bateaux qui fendent les vagues pour aller loin, très loin, vers les îles. Les mouettes les escortent, entends-tu leurs cris ?

             Et moi, j'entendais les cris des mouettes et j'avais envie de partir loin, très loin, au bout de l'horizon.

             — Dépêche-toi de guérir pour pouvoir t'embarquer, insistait monsieur Felipe.

     

             J'ai suivi son conseil, je me suis dépêché de guérir. Un jour, j'ai même pu me lever et faire quelques pas dans la chambre. J'avais hâte de montrer mes progrès à monsieur Felipe, mais il n'était pas là.

             — On l'a emmené faire des examens, m'a dit l'infirmière.

     

             Il n'est jamais revenu.

     

             Bientôt, j'ai pu atteindre la fenêtre. J'avais hâte d'admirer tout ce dont il m'avait parlé : la place, la fontaine, les enfants qui jouaient au ballon, la dame qui lisait sur le banc, le petit garçon qui goûtait dans le jardin, la petite fille au chien qui courait sur la plage, les bateaux qui voguaient vers des îles lointaines... 

             Mais je n'ai vu qu'un mur d'usine, et même pas un bout de ciel, à cause de la fumée.

     

             — Où sont toutes les choses que décrivait monsieur Felipe? ai-je demandé à l'infirmière.

             Elle a eu l'air très étonnée.

             — Monsieur Felipe ne pouvait rien voir : il était aveugle.

     

             Ça m'a mis en colère. J'ai tapé du pied.

             — C'était bien la peine que je me donne tant de mal ! Si j'avais su ce qu'il y avait de l'autre côté de la fenêtre, je serais mort, comme mes parents !

             Mais trop tard : j'étais guéri. 

     

             Quelquefois, les mensonges, c'est beau comme la vie !

     

     

    Voyez les commentaires et notes ICI, oui, oui, ICI, cliquez donc.

     

     

     

     


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                                           Merci, Bernard !

     

           Aux appels de cet étourneau, grand branle-bas dans Landerneau (G. Brassens)

     

                    En 1979, à Angoulême, je croise Yvan Delporte, figure éminemment charismatique de la BD. Non content d’être le scénariste — entre autres — des Shtroumpfs, il fut, durant de longues années, rédacteur en chef de Spirou. De sorte que l’on put voir déambuler, courant 1960-70, sa célèbre silhouette voûtée et fortement barbue à l’arrière-plan des cases de Roba, Jidéhem, Morris, Will et consorts.

             — Je dirige, chez À Suivre, quatre pages de supplément incluses dans la revue, m’explique-t-il. Un « journal dans le journal » dénommé Landerneau, indépendant de la rédaction-mère, et auquel participent des tas de gens sympas : Franquin, Binet, Fred, Cabu, Jannin, etc. Mais nous manquons de rédacteurs et surtout d’une rédactrice. Veux-tu te joindre à nous ?

             Et comment !

             — Euh... c’est quoi, les limites ? m’enquis-je néanmoins.

             — Pas de limite. Si je m’adresse à toi, c’est que je connais ton travail. Lâche-toi, ma grande, faut que ça rigole !

             Je me lâche donc, ce qui donne un feuilleton d’une vingtaine d’épisodes, bourré de jeux de mots d’un goût douteux et délicatement intitulé « Les aventures de Zoé Borborygme, trayeuse dans une banque de sperme ». Yvan applaudit : voilà qui va secouer son lectorat !

             — Non seulement on a une femme dans l’équipe, mais en plus, elle est drôle et elle bosse, clame-t-il à qui veut l’entendre.

             Son enthousiasme sera de courte durée. Dès le deuxième épisode, la sentence tombe : monsieur Casterman ne veut pas d’immondices dans son beau journal. Zoé doit disparaître.

    Yvan est convoqué, tancé d’importance ; il riposte vertement, le débat s’envenime, le mot « censure » est prononcé... Et, plutôt que d’éliminer purement et simplement ma chronique, comme l’exige la direction, le barbu rebelle remplace le texte par un pavé noir, accompagné d’un magnifique dessin de Franquin me représentant, en larmes, tandis que lui-même, dans une vaste bulle, me réconforte en répétant à sa façon les mots salaces qui ont motivé mon bannissement.

             Ce vent de révolte sonnera la fin de Landerneau. Désormais, À suivre se passera de son supplément, devenu par trop subversif.

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Franquin, avec sa gentillesse coutumière, m’offre le dessin original. Un trésor ! Trésor que je « prêterai » sottement à Charlie hebdo pour illustrer l’article dénonçant cette affaire. Et que, en dépit de mes demandes réitérées, je ne récupérerai jamais. Un petit malin, à la rédaction ou à l’imprimerie, aura mis la main dessus, et sans doute fait-il aujourd’hui la fierté d’une collection privée...

             Quarante ans plus tard, j’ai toujours les boules.

             La quatrième de couverture du présent recueil est la reproduction de ce dessin, paru dans la presse et archivé par Bernard Joubert, écrivain et journaliste spécialisé dans la censure.         

             Merci Bernard !

     

    Franquin

     


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