• grands moments de solitude 88 (tome 2)

                                                  Le sabre et le goupillon

     

           A deux ans, Alix, le fils de Mélanie, mange les gendarmes, (ces insectes rouge et noir qui grouillent sous l’écorce des arbres, au printemps). Il les poursuit à quatre pattes dans les ruelles du village, et sitôt qu’il en attrape un, l’avale goulûment.

             — Quelle horreur ! s’offusque une voisine. Crache ça, petit bonhomme, tu vas tomber malade  !

             —Ne vous inquiétez pas, m’esclaffai-je, il ne risque rien. Toute ma vie j’ai bouffé du curé, et j’ai toujours bon pied bon œil. Pour  mon petit-fils, croquer des gendarmes, c’est un réflexe héréditaire.

             Effarement de la dame dont le mari est flic et le frère franciscain.

             — Alors là, s’il s’agit d’une affaire de famille…

             Ainsi se fondent les dynasties et se détruisent les réputations, dans nos charmantes contrées.

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 7 Septembre 2014 à 22:42

    Ça ne donne pas envie de croquer le marmot.

    2
    Dimanche 7 Septembre 2014 à 22:53

    et la grand-mère ?

    3
    Lundi 8 Septembre 2014 à 14:53
    Tororo

    Oooooooooooh, vous deux, alors!

    4
    Lundi 8 Septembre 2014 à 19:47

    oups, pardon, ça m' échappé

    5
    Lundi 8 Septembre 2014 à 19:59

    Avant, c'était le loup qui croquait la grand-mère. Aujourd'hui c'est le castor, qui dédaigne le bouleau. Les temps changent.

    6
    Lundi 8 Septembre 2014 à 21:54

    Encore une chance que la grand-mère ne soit pas de bois !

    7
    Mardi 30 Décembre 2014 à 11:45

    Eh ben y'a des légendes qui se sont fondées sur de moins jolis mots que ça !

     

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