• grands moments de solitude 132 (tome 2)

                                                                      Étonnant voyageur

     

           Dans les salons du livre, à force de croiser des visages connus et inconnus, on finit par tous les confondre. Qu’ils appartiennent à des lecteurs rencontrés les années précédentes (« Vous ne vous souvenez pas de moi ? En 2006, vous m’avez dédicacé votre livre X, Y, Z »), à des collègues auteurs, ou même à des célébrités du cinéma, de la télé ou de la presse, leurs traits, à la longue, s’impriment dans notre mémoire — mais pas toujours avec la bonne identité.

             Ce fut le cas, cette année-là, à Saint-Malo où, dans la navette reliant la gare au site d’ Étonnant voyageur, je me retrouvai assise en face de Louis Velle. Son physique m’était si familier (j’avais, en son temps, suivi assidument la série Les Demoiselles d’Avignon dont ma petite famille était fan),  que je crus avoir affaire à l’un de mes amis. 

             — Oh, tu es venu ! m’écriai-je, en me penchant vers lui. Quel plaisir de te revoir ! On va passer le week-end ensemble, alors ?

             Comme je me levais pour l’embrasser, son léger mouvement de recul me mit la puce à l’oreille, et je regardai sa voisine qui ne me quittait pas des yeux. C’était sa femme, Frédérique Hébrard que je reconnus instantanément. Avec un « gloups » discret, je me rassis et, jusqu’à destination, gardai obstinément le nez collé à la vitre.

     

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  • Commentaires

    1
    Jeanne-A Debats
    Mardi 21 Octobre 2014 à 22:18

    ^^ j'en ai une bonne demie douzaine de ce style à mon actif, je me sens moins seule <3

    2
    Mardi 21 Octobre 2014 à 22:24

    terrible, hein, ce genre de confusion, surtout dans les salons et autres manifestations professionnelles ! faudrait qu'on forme un club

     

    3
    Mardi 21 Octobre 2014 à 22:43

    J'en connais un qui a dû avoir la scène du siècle en rentrant à la maison. Gudule est une rivale redoutable.

    4
    Mardi 21 Octobre 2014 à 23:05

    mouaaarrrf !

    5
    Jeanne-A Debats
    Mercredi 22 Octobre 2014 à 08:08

    il faudra que je te raconte un jour comment, désirant interviewer Martin Winckler, je suis allée trouver Alain Grousset (qui lui ressemble beaucoup) et comment nous avons dû attendre le milieu de l'itw pour nous rendre compte de la méprise^^

    6
    Mercredi 22 Octobre 2014 à 08:44

    ah ah ah ! j'adore ! Qu'es-ce qu'on se sent con ! (vertige, de l'humour ! ) (quand je vivais encore avec Carali, dans les salons BD, tout le monde le confondait avec Gir ; ça nous a valu des fou-rires homériques. Faudra écrire tout ça en long et en large, un jour

     

    7
    Mardi 24 Mars 2015 à 19:43

    Par contre, cette anecdote ne me dit rien... Jolie méprise en tout cas, on voit que tu la maitrises !

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