• grand moment de solitude 23 (tome 2)

                                                       Prophylaxie

     

       Nous avions au Liban des bidets merveilleux, munis d’un petit jet divinement bien placé qui transformait l’hygiène en une partie de plaisir. Un jour où j’en chantais les louanges à mon frère, il m’annonça tout de go :

        — Tu sais que maintenant, ils sont interdits ?

        La nouvelle me fit l’effet d’une bombe. Grands dieux ! La foutue morale de ma mère sévissait-elle jusque dans le design sanitaire du Proche-Orient ?

        — Pourquoi ? m’enquis-je, sur la défensive.

        — Ce sont des vecteurs de maladies vénériennes.

        Ah bon, c’était pour la bonne cause ? Alors, rien à redire.

     

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  • Commentaires

    1
    Luna
    Jeudi 9 Avril 2015 à 16:45

    Comment diantre est ce que ça pourrait vecter des maladies ?? (à moins de le remplir à ras bard et de ne pas changer l'eau du bocal pendant des jours, et que tout le monde y passe dans un joyeux bordel, utilisant la même flotte...)

    2
    Jeudi 9 Avril 2015 à 19:14

    J'ai travaillé avec un gars qui, ne sachant pas ce que c'était, et les prenant pour des toilettes, a chié dans un de ces bidets d'hôtel. Désolé d'en rajouter dans le monstrueux, mais c'était un homme très balaise, avec un gros bide, et donc une contenance peu commune. Après avoir constaté que l'eau, actionnée à fond, n'évacuait pas le corps du délit, il a tenté, en écrasant celui-ci, de le faire passer par la bonde. En pure perte, évidemment. Il a fini par transvaser tout le bazar dans un sac en plastique qu'il a mis à la poubelle, et qui a aromatisé la chambre toute la nuit.

    Les mecs et les bidets, c'est une grande histoire d'incompréhension.

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