• FOLLE D'AMOUR

    Chapitre 62

      Résumé des chapitres précédents : Point de chute, la frangine. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

     

             Dans la cuisine Habitat haut-de-gamme, Jean-Baptiste, déjà attablé, dispute les corn-flakes à sa sœur Lucie. Anne les houspille :

             — Dépêchez-vous, vous allez être en retard !

             Puis elle invite Nora à s'asseoir et lui verse une tasse. Avec des précautions de grande blessée, Nora porte le liquide brûlant à ses lèvres. Lucie renverse son bol, se fait engueuler, réplique, quitte la table en beuglant :

             — J'en ai marre !

              Nora repose sa tasse sans avoir bu. Tout ce tintamarre la perturbe.

             — Vite, les enfants, il est huit heures moins dix.

             « Quel bruit ! pense Nora, quelle agitation ! J'ai mal à la tête. »

             Voilà le mari qui déboule, à présent. Ajustant sa cravate.

             — Ma pochette ! éructe-t-il. Est-ce que quelqu'un a vu ma pochette ?

             Avisant sa belle-sœur.

             — Tiens, Nora, quel bon vent t'amène ? Anne, où est ma pochette ? 

             — Dans le tiroir de la salle de bains.

             Il repart. Anne consulte sa montre.

             — Excuse-moi, je dois me préparer, j'ai une audience au Palais à neuf heures.

             Elle s'éclipse à son tour. La porte d'entrée claque : ce sont les gamins qui partent. L'époux revient, avale son café debout, demande :

             — Comment ça va ? Tu es bien matinale aujourd'hui. Ciel, déjà huit heures, il faut que je file. Tu seras là ce soir quand je rentrerai ?

             — Je ne sais pas, murmure Nora.

             Il n'a pas entendu : il est déjà dans le vestibule.

                                                                                                                                        (A suivre)

    « Bonne surprise !FOLLE D'AMOUR »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 10 Avril 2013 à 09:01
    Benoît Barvin
    "Ah... C'est donc comme ça que vivent les habitants de la ville... Cré vingt Diou... J' comprends maint'nant pourqué j'y vas pas souvent..." (pas évident de faire du Castor Tillon... D'ailleurs, je ne suis même pas sûr que cela lui ressemble... En toute amitié, camarade, hein?"
    2
    Mercredi 10 Avril 2013 à 19:24
    Castor tillon
    Eh oui, cher Benoît, c'est toute la différence entre le rat débile et le rat bêchant. Toutefois, quand le Castor avait son barrage dans le grande ville, il était tous les jours à la bourre d'au moins une heure à son boulot. C'est peut-être une question de personnes...
    Faut dire que le Castor est quand même foutrement indolent, heureusement que tout le monde n'est pas comme ça.
    3
    Jeudi 11 Avril 2013 à 10:29
    Tororo
    Il y a a malaise et malaise.
    4
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:35
    gudule
    Ben finalement, vous êtes exactement du même avis : vous l'exprimez juste de manière différente...
    5
    gudule
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:35
    gudule
    Ouaip, et aussi malaise et balèze. ça ferait un joli titre de polar : Malaise balèze en Malaisie
    6
    Pata l
    Vendredi 29 Août 2014 à 13:35
    Pata															l
    Lol, j'aime ce titre là ! N'empêche oui, c'est vraiment un autre monde, la ville. Je le sais, j'y vis !!
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