• Voici la réponse d'Olivier Ka à la pub anti-tabac qui, depuis quelques jours, défraie la chronique.
    Pour retrouver les vidéos marrantes d'Olivier Ka, une seule adresse : http://olivierka.blogspot.com/

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  •                             LE COUP DE PUB DU SIÈCLE

     

             — On a vraiment la droite la plus conne du monde ! s’esclaffe mémé Georgette.

    — Pourquoi tu dis ça, mémé ?

             — Une équipe de foot qui envoie le ballon dans son propre but, ça fait rire, non ? C’est même un ressort comique assez usité, dans les Laurel et Hardy, genre.

             — Ben... ouais.

             — Le problème, c’est que nos Laurel et Hardy à nous ont des responsabilités politiques. Ils sont respectivement maires de Franconville et de Saint-Leu-la-forêt, ce qui, en principe, requiert du sang-froid, du bon sens, et une certaine intelligence...

             — Toi, tu vas nous parler de l’affaire Soumaré.

             — Exact ! En allant fouiner comme des truffiers dans son passé judiciaire, ces gugusses lui ont fait une pub d’enfer ! Alors qu’il était totalement inconnu il y a une semaine à peine, le voilà projeté, grâce à eux, sur le devant de la scène. Même à droite, on a de la sympathie pour ce jeune black issu des quartiers (et tête de liste du PS dans le Val-d’Oise), victime de coups bas que Fadela Amara a qualifiés de « puants ». J’adore quand les campagnes électorales tournent à la pantalonnade. Nos dirigeants montrent leur vrai visage...

             — Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, quoi !

             —Tu ne crois pas si bien dire : ces bruits de chiotte sont en train de se retourner contre leurs auteurs.

             — Parce que Soumaré leur intente un procès, c’est ça ?

             — D’une part : l’accès aux fichiers de police, qu’ils ont forcément consultés pour avoir de telles informations, étant, en soi, un délit. Mais ce n’est pas tout ! Le PS et l’ensemble de la presse, usant d’un droit de réponse bien légitime (quoique crapoteux) leur renvoient la balle. On trouve un peu partout sur le net la liste des exactions des députés de droite. C’est édifiant !

             — Elle est longue ?

             — Très ! En gros, la France est gouvernée, en grande partie, par des repris de justice : prévarication, pots-de-vin, délits d’initiés, corruption, détournement de fonds, utilisation des deniers de l’Etat à des fins personnelles, et j’en passe !

             — C’est vrai qu’on les voit tous devant les tribunaux : Chirac, Hortefeux, Pasqua, Alain Juppé...

             — Et ce n’est que la partie émergente de l’iceberg ! L’eurodéputé Vincent Peillon a dégoté, dans les archives de la presse varoise, un petit fait-divers bien révélateur. En 1965, deux jeunes délinquants, Patrick Devedjian et Alain Madelin, auraient été condamnés pour vol de voiture et de moteurs de bateaux, faux papiers d’identité, fausses plaques d’immatriculation et possession illégale d’arme à feu... À côté de ça, « l’erreur de jeunesse » d’Ali Soumaré fait piètre figure ! Quand à sa « rébellion contre les forces de l’ordre », quand on sait comment la police traite les jeunes des banlieues, moi j’appelle plutôt ça de la légitime défense !

             — Oui, mais lui, il est noir...

             — Tu as mis le doigt dessus, ma cocotte ! À mon avis, cette fois, au lieu de le desservir, sa couleur va jouer pour lui. Les attitudes racistes choquent de plus en plus de gens, et même si ce n’est pas le cas (ce dont je doute), les accusations de l’UMP sont ressenties comme telles. D’où une levée de bouclier massive en sa faveur.

             — Dis donc, je pense à une chose... Ces deux « truffiers », là, comme tu les appelles, t’es sûr qu’ils n’ont pas monté cette affaire de toute pièce pour qu’Ali Soumaré soit élu ? Si ça se trouve, ce sont des faux UMP qui travaillent en loucedé pour le PS, comme dans les films d’espionnage.

             — Va savoir ! C’est si retors, la politique ! 


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  • 1266928034Voici la première pub anti-tabac qui donne vraiment envie de fumer ! 
    Juste une petite question : depuis quand la charmante gâterie évoquée ici est-elle un esclavage ? Je n'ose imaginer la vie sexuelle du pauvre naze qui a pondu cette pub !  


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    Les Indiens, eux, ont trouvé l'IDÉE géniale : ils ont inséré cette pub anti-tabac et anti-alcool dans les livres de lecture des écoliers, avec pour toute légende le mot "idole". Tout est dit : la religion (cet opium du peuple comme disait l'autre), la bière et la cigarette sont des drogues à accoutumance qui ravalent l'être humain au rang d'esclaves. Publicitaires français, prenez-en de la graine ! 
    Et ce n'est pas parce que ces livres ont été retirés de la circulation que l'idée n'est pas EX-CEL-LEN-TE. Autre chose que vos pipes à la noix !  

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  • Je reçois toujours de nombreuses questions concernant La Bibliothécaire. Afin de répondre à tout le monde en même temps, voici l'interview d'une classe de cinquième. Ceux d'entre vous qui auraient besoin de renseignements concernant ce livre devraient y trouver leur bonheur. 

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    Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce livre ?

     Un mois environ, à raison de dix heures de travail en moyenne par jour. Ce qui donne (comptez !) quelque trois cents heures de travail. Imganiez une rédaction qui dure trois cents heurs... eh bien, cela donne un livre !

     Comment vous est venue l’idée de ce voyage à travers les livres, et de cette personne qui cherchait ce genre de secret ?

     C'était l'un de mes vieux fantasmes d'enfant, auquel j'ai, en quelque sorte, "donné vie". C'est la chance et le privilège des écrivains de matérialiser leurs rêves ! Lorsque j'avais votre âge et que je lisais un livre qui me plaisait, j'aurais donné n'importe quoi pour pouvoir pénétrer "en vrai" dans ce livre, y rencontrer les personnages qui me fascinaient, participer à l'aventure. Je me suis donc offert ce plaisir avec La Bibliothécaire : j'ai envoyé mes personnages à la rencontre de ceux que j'avais aimés, enfant : Alice, Poil de carotte, Gavroche, etc... Et c'était comme si je le vivais, moi (car les auteurs s'identifient à leurs héros !). J'y ai pris, je vous assure, un plaisir immense !

     Souhaitiez-vous rendre hommage à cette profession ? Si oui, pourquoi ?

     De quelle profession parlez-vous ? Celle d'écrire ? Ne devrait-on pas plutôt parler de "passion" ? Je considère, en effet, comme une chance inouïe de pouvoir vivre — c'est-à-dire gagner de quoi payer mon loyer et entretenir ma famille, sans oublier le Ronron de mon chat et le Canigou de mon chien ! —; je considère, donc, comme une chance inouïe de pouvoir vivre en exerçant ma passion.
    S'il s'agit de la profession de bibliothécaire, oui, j'ai souhaité lui rendre hommage dans ce livre. Je suis très admirative du travail formidable que font les bibliothécaires et les documentalistes, pour donner aux enfants le goût de la lecture. 

     Pourquoi le choix de ces cinq livres ? Ont-ils joué un rôle particulier dans votre enfance ?

     J'ai, bien entendu, choisi les livres qui avaient beaucoup compté dans mon enfance. Mais il y en avait bien d'autres ! Donc j'ai dû, d'une part, faire une sélection (sans quoi, La Bibliothécaire aurait été un pavé de cinq cents pages ! ) et, de plus, choisir des livres qui avaient des "couloirs" entre eux. Ça a été le plus difficile : trouver des points communs entres tous ces textes, par lesquels je pouvais passer de l'un à l'autre. Un véritable jeu de piste !

     Pourquoi avez-vous choisi, dans « Les Misérables », le moment où Gavroche meurt ?

    D'abord, parce que c'est l'un des passages que je préfère, et ensuite, parce qu'il me permettait de "rebondir" sur la mort du Petit Prince.

     Y a-t-il une suite prévue à « La bibliothécaire » ?

     Non, La Bibliothécaire n'a pas été conçue comme un élément d'une série, mais comme un livre isolé. Si je faisais une suite, elle serait forcément moins bonne. La Bibliothécaire 2, le retour, vous imaginez ça ? Ce serait une démarche uniquement commerciale que je trouverais nulle et malhonnête.

     Avez-vous eu des difficultés à le publier ?

     Aucune : j'avais, à cette époque (il y a plus de quinze ans !) un merveilleux éditeur, chez Hachette. Un vieux monsieur érudit, souriant et un peu paternel qui s'appelait Laurent David. Il m'avait déjà édité  La vie à reculons — livre que d'autres éditeurs avaient eu peur de publier, en raison de son thème (le sida), mais lui me l'avait pris sans hésiter. Donc, un jour, je vais le voir avec le synopsis de La Bibliothécaire (le résumé d'une livre en une page). Il le lit devant moi, et je vois son visage s'éclairer au fur et à mesure de sa lecture. Quand il a eu fini, il a siplement dit : "Je prends" avec un grand sourire. Je suis rentrée chez moi le cœur en fête,  et je me suis immédiatement mise à l'ouvrage. Ce monsieur est hélas, depuis bien des années à la retraite, et je n'ai jamais retrouvé un tel éditeur, depuis !

     Qui vous a encouragée à l’écrire ?

     Moi toute seule ! (Et le sourire de Laurent David).

     Pourquoi ce pseudonyme de Gudule ? 

      C'est un clin d'œil à mes origines belges (je suis née à l'ombre des tours de la cathédrale Sainte-Gudule, à Bruxelles).

     Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?

     Je suis née avec le désir de raconter des histoires. Du plus loin que je me souvienne, ce rêve m'a hantée. En CP, quand l'institutrice nous a demandé : "Quel métier voulez-vous exercer plus tard ? ", j'ai répondu  : "Ecrivain ou clown". Je ne suis pas devenue clown...

     N’avez-vous écrit que des livres fantastiques ?

     Non, j'écris dans tous les genres (polars, livres-miroirs, dramatiques, psychologiques, science-fiction, humour, etc) et pour toutes les tranches d'âge (de la maternelle à l'âge adulte).

     Avez-vous participé à des concours d’écriture ?

     Non, je pense que l'écriture est un mode d'expression, non une perfromance sportive.

     Avez-vous eu ou avez-vous encore un autre métier ?

     J'en ai eu beaucoup, avant de pouvoir enfin réaliser mon rêve ! J'ai été publiciste, vendeuse au porte-à-porte, scénariste de BD, conceptrice de costumes de théâtre, animatrice radio, et enfin journaliste (et même rédactrice en chef d'un magazine de jeux pour enfants).

     Quelles sont vos sources d’inspiration en général ?

     Tout : ce que je vois, entends, les gens que je rencontre, les événements que je vis ou auxquels j'assiste, les films que je regarde, les livres que je lis, les musiques que j'écoute. Et, bien sûr, ma mémoire. Plus on avance en âge, et plus les souvenirs deviennent une source d'inspiration !

     Il paraît que vous avez fait des études d’art. Pourquoi n’avez-vous pas continué dans cette branche ?

     Je n'étais pas très douée... J'avais deux passions : le dessin et l'écriture. Après avoir exercé les deux pendant quelques abnnée, j'ai choisi celle qui me convenait le mieux.

     Combien de livres avez-vous écrit en tout ?

     Autour des trois cents, mais ça change tout le temps. Il y en a sans cesse de nouveaux ! 

     Combien de temps faut-il en moyenne pour les écrire ?

     Ça dépend de leur épaisseur. Disons entre trois jours et deux mois.

    Quel est le tirage en général ?

     Pour chaque éditeur, c'est différent. Ça peut aller de trois mille à trente mille. Quand ils sont épuisés, les éditeurs les réimpriment. Certains livres, comme La Bibliothécaire, ont déjà dépassé le million d'exemplaires.

     A quel âge avez-vous écrit votre premier livre ?

    L'année de ma sixième (11 ans). Mais il n'a pas été édité, bien sûr. Il n'était pas encore au point ! En revanche, le thème m'a servi trente ans plus tard, pour mon livre "L'école qui n'existait pas".

     

     


     


     

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  • Un nouvel album vient de sortir aux éditions Milan. Pour les vrais amateurs de tournois déjantés, de preux chevaliers complètement concons et de princesse prisonnières de dragons très sympas ! 

    9782745943132 MAT REPRES 

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